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À propos de LHO

Messages 20 à 40 sur 123 [ 0-1-2-3-4-5-6 ]

Teigne warreniste
Jeudi 28 juin 2001 à 19h00 #764 Modification de ce message Citer ce message
Je me demande bien pourquoi Marina Prusakova a épousé un homme comme Lee Harvey Oswald?

Elle, était "bonne vivante", matérialiste et attachée aux biens de la Terre. Lui, était idéaliste, austère, ascétique, dogmatique, pingre, et pas du tout attiré par la richesse matérielle...

Nicolas Bernard
Jeudi 28 juin 2001 à 19h59 #765 Modification de ce message Citer ce message
Les mystères de l'amour... Personnellement, je renonce à comprendre.

Extrait du rapport par elle écrit pour le FBI :

[Au cours d'un bal à l'Institut de Médecine de Minsk] "Sacha était avec ses amis de l'Institut. L'un d'eux m'a présentée à Lee, en l'appelant Alik... et quand Lee m'a invitée à danser, et que nous avons commencé à nous parler, j'ai cru qu'il venait d'un des pays baltes, à cause de son accent. Mais plus tard, le même soir, j'ai appris qu'il était américain..."

Devant la Commission Warren, elle ajouterait : "C'était plus intéressant, bien sûr. On ne rencontrait pas très souvent des Américains."

Retour au rapport :

"Il m'a plu aussitôt. Lee était très poli, très attentif, et j'avais aussi l'impression que je lui plaisais... Plus tard, après notre mariage, il m'a dit qu'il m'avait remarquée dès mon entrée dans la salle de bal."

La suite est classique. Marina était jeune, et à cet âge là, on croit vite à l'amour. Peut-être croyait-elle avoir trouvé en Oswald l'homme qu'il fallait pour un engagement qu'elle considérait comme sacré, "à vie". Le mariage se produisit le 30 avril 1961. Six semaines après leur première rencontre.

PS. A propos du "séjour" de Lee Oswald en Union soviétique, un excellent site :

[ Lien Web ]

So What
Mercredi 5 septembre 2001 à 00h29 #1255 Modification de ce message Citer ce message
Citation: Le 2001-06-26 19:06, Teigne warreniste a écrit: Son arrestation et sa mise en accusation lui procurèrent une tribune pour faire sa petite propagande personnelle. D'abord, il voulu transformer sa cause en "cause célèbre" à la manière des Rosenberg au début des années 50. C'est lui qui a révélé à la presse qu'il avait été en Russie, c'est lui qui réclame un avocat communiste; John Abt de New-York, c'est lui qui joue les "saints innocents" en affirmant être injustement accusé.

"C'est lui qui a révélé à la presse qu'il avait été en Russie"

Je croyais qu'Oswald n'avait dit qu'une seule chose à la presse : "i'm just a patsy" ou quelque chose comme ça. Où peut-on lire le document quand il révèle lui-même qu'il a été en URSS ? A-t-il de lui même révèlé d'autres choses à la presse ?

So What
Mercredi 5 septembre 2001 à 00h41 #1256 Modification de ce message Citer ce message
Citation: Le 2001-06-28 13:35, Teigne warreniste a écrit: Parce qu'avec l'argent ($150,000 des années 60) qu'elle a fait suite à l'assassinat, elle a pu s'offrir le standing de vie enviable... Chose qui aurait été impensable si son mari n'avait pas tué Kennedy. Encore une success story! Je comprend pourquoi on dit que le Soviétique moyen croyait que tous les Américains roulaient en Cadillac sur des routes pavées d'or... Oswald, lui, devait être bien pauvre, étant obligé de se déplacer en utilisant les transports en commun!

Une thèse loufoque pour détendre l’atmosphère

C’est Marina dans sa petite tête et avec l’aide de son tonton chéri qui a tout manigancé. Un coup longtemps prévu à l’avance...
“Je me marie avec Lee à Minsk - Dans le creux de l’oreiller, je lui glisse subrepticement l’idée de flinguer le président des USA - Je l’envoie distribuer quelques tracts à New-Orleans et ma copine Ruth lui trouve un bon job à Dallas - Ruth se charge de Tippit, moi d’un gros lapin pour le ciné - Puis je ramasse le pactole en dealant mes interviews exclusives à la presse - Et hop, à moi la belle vie, les voitures américaines, la télé en couleur, la maison avec piscine... Ah oui, j’oublie surtout pas de soudoyer Ruby pour qu’il me débarrasse de ce sacré pot d’colle de Lee !” :-)

Nicolas Bernard
Mercredi 5 septembre 2001 à 01h11 #1257 Modification de ce message Citer ce message
Voici ce qu'a révélé Oswald - parmi ses premiers mots aux journalistes :

"They're taking me in because of the fact that I lived in the Soviet Union. I'm only a patsy."

Naturellement, le DPD l'avait vérifié antérieurement.

Teigne warreniste
Jeudi 6 septembre 2001 à 20h06 #1268 Modification de ce message Citer ce message
Je crois que la police de Dallas a été avertie des antécédents "soviétiques" d'Oswald par James Hosty, l'agent du FBI responsable du dossier de LHO.

Hosty s'est précipité au QG de la DPD aussitôt qu'il a entendu dire qu'un dénommé Lee Harvey Oswald venait d'être arrêté en relation avec le meurtre d'un policier et comme possible suspect dans l'assassinat de JFK.

overcross2000
Vendredi 7 septembre 2001 à 11h17 #1281 Modification de ce message Citer ce message
Je ne pense pas que oswald est pu réussir un tel chef oeuvre de précision et de rapidité!
Pour preuve les dires d'un tireur d'élite américain (il pensait comme la grande majorité américaine qu'oswald était le seul "coupable", mais il a révisé son opinion le jour où il s'est retrouvé devant la fameuse fenêtre!) :
aucun tireur au monde ne peut réussir à tirer 3 coups de feu dans de telles conditions (oswald est droitier et la fenetre choisit était pour un gaucher, le temps également qui fond comme neige au soleil quand "ils" remarquent que leurs théories ne tiennent pas la route...).
Oswald devait prendre l'avion juste après le meutre! il avait rendez-vous avec une personne au ciné, mais cette personne n'est peut-être jamais venu ou bien est ce un mensonge de plus pour le faire tomber dans un piège!!!

Nicolas Bernard
Samedi 8 septembre 2001 à 01h17 #1293 Modification de ce message Citer ce message
Le fait qu'Oswald n'ait pas tiré sur Kennedy ce jour là a déjà été démontré par l'incapacité de la Commission Warren à démolir l'alibi de son "suspect" - cf. affaire Baker, déjà évoquée, elle aussi, sur ce forum.

Il est probable qu'Oswald devait se rendre au cinéma Texas, qui devait correspondre au point de rendez-vous avec ses complices. Il aurait du y être abattu par un agent du DPD - l'assassinat de l'agent Tippit avait sérieusement entamé le souci de légalité de la police de Dallas - mais l'agent McDonald a préféré faire usage de ses poings plutôt que de son arme.

Les circonstances de l'arrestation d'Oswald demeurent assez obscures. Pourquoi Lee est-il entré dans un cinéma sans payer son billet - très bonne manière d'attirer l'attention - ? A moins qu'il se soit agi d'un autre individu lui ressemblant vaguement ? Hormis Johnny Brewer, qui était l'autre homme qui, de loin, dénoncerait Oswald aux policiers qui avaient fait irruption dans la salle de cinéma ? Oswald a-t-il réellement fait usage de son arme lorsque l'agent McDonald l'a approché ? Et n'est-il pas vrai que le pistolet d'Oswald était hors d'usage ?

Teigne warreniste
Samedi 8 septembre 2001 à 16h52 #1303 Modification de ce message Citer ce message
Baker n'a jamais été considéré comme un alibi pour Oswald... La rencontre Oswald-Baker a eu lieu près de 2 minutes après les faits.

Peu après sa "rencontre" avec Baker, Oswald va "filer à l'anglaise"... Pourquoi?

Teigne warreniste
Samedi 8 septembre 2001 à 17h16 #1304 Modification de ce message Citer ce message
Oswald était en fuite lorsqu'il s'est faufiler à l'intérieur du Texas Theater. S'il n'a pas payé, c'est qu'il était trop pressé d'échapper à la police qui recherchait le suspect du meurtre du policier Tippit.

Quand Oswald est entré au TT, la caissière n'était pas dans sa cabine, mais sur le trottoir en train d'observer les voitures de police qui sillonnaient Jefferson Blvd à la recherche d'un suspect... Oswald est passé derrière elle sans se faire remarquer par Julia Postal. C'est le gérant d'un commerce voisin, J. Calvin Brewer, qui va faire remarquer à Postal qu'un individu au comportement étrange est entré à l'intérieur de son cinéma...

Faut avoir l'esprit tordu pour prétendre que la DPD avait pour mission de tuer Oswald et que ce fut un "accident" si McDonald ait plutot choisi de désarmer Oswald.

Oswald a feint se rendre [it's all over now!] et à soudainement sorti son révolver quand McDonald est venu pour le fouiller. S'en est suivi une bousculade aucours de laquelle McDonald a réussi à arracher l'arme des mains d'Oswald...

Nicolas Bernard
Samedi 8 septembre 2001 à 18h54 #1306 Modification de ce message Citer ce message
Citation: Le 2001-09-08 16:52, Teigne warreniste a écrit: Baker n'a jamais été considéré comme un alibi pour Oswald... La rencontre Oswald-Baker a eu lieu près de 2 minutes après les faits.

Prouvez-le.

Nicolas Bernard
Samedi 8 septembre 2001 à 19h23 #1307 Modification de ce message Citer ce message
Citation: Le 2001-09-08 17:16, Teigne warreniste a écrit: Oswald était en fuite lorsqu'il s'est faufiler à l'intérieur du Texas Theater. S'il n'a pas payé, c'est qu'il était trop pressé d'échapper à la police qui recherchait le suspect du meurtre du policier Tippit. Quand Oswald est entré au TT, la caissière n'était pas dans sa cabine, mais sur le trottoir en train d'observer les voitures de police qui sillonnaient Jefferson Blvd à la recherche d'un suspect... Oswald est passé derrière elle sans se faire remarquer par Julia Postal. C'est le gérant d'un commerce voisin, J. Calvin Brewer, qui va faire remarquer à Postal qu'un individu au comportement étrange est entré à l'intérieur de son cinéma... Faut avoir l'esprit tordu pour prétendre que la DPD avait pour mission de tuer Oswald et que ce fut un "accident" si McDonald ait plutot choisi de désarmer Oswald. Oswald a feint se rendre [it's all over now!] et à soudainement sorti son révolver quand McDonald est venu pour le fouiller. S'en est suivi une bousculade aucours de laquelle McDonald a réussi à arracher l'arme des mains d'Oswald...

1/ L'explication relative au fait qu'Oswald serait entré sans payer ne me convainc pas. Elle suppose d'abord que Lee Oswald ait été l'assassin de Kennedy, ce qui est loin d'être démontré (cf. son alibi procuré par Baker, l'absence d'empreintes, la balle magique, l'absence de témoins, etc. etc.). Ensuite, si l'on veut rester dans le domaine des spéculations psychologiques, je peux répondre : Oswald avait plutôt intérêt à être discret. Il y a tout un tas d'autres magasins à côté, et bien non, il entre dans un cinéma sans payer ! Incohérent, n'est-il pas ?

2/ Il semble qu'Oswald soit arrivé plus tôt qu'on ne le pense généralement, au cinéma Texas. Il aurait payé son billet et serait allé dans la salle. C'est à 13 h 30 que Johnny Brewer verra un individu au comportement assez louche se diriger vers ledit cinéma - mais il n'identifiera pas Oswald immédiatement. Or, deux témoins, Butch Burroughs et Jack Davis, ont déclaré qu'Oswald était arrivé au cinéma avant 13 h 15 - il est néanmoins vrai que ces témoignages ont été contestés, notamment celui de Davis, réduit en miettes par Dale Myers. Si ces témoignages sont véridiques (mais on peut en douter), qui est entré dans le cinéma à la place d'Oswald, et sans payer ?

3/ Vous écrivez : "Faut avoir l'esprit tordu pour prétendre que la DPD avait pour mission de tuer Oswald et que ce fut un "accident" si McDonald ait plutot choisi de désarmer Oswald." Faites excuse, mais où ai-je écrit cela ? Il suffit d'un seul agent du DPD pour exécuter Oswald. Il ne faut pas oublier que le DPD comptait de nombreux policiers en relation avec des milieux d'extrême-droite(Tippit, par exemple). Sans parler du fait que les policiers avaient été échaudés par l'annonce du décès de Tippit, ce qui aurait pu les inciter à moins de clémence, surtout quand on sait qu'Oswald a sorti son arme lorsque McDonald l'a approché - arme qui ne fonctionnait pas, soit dit en passant.

De toutes façons, l'individu qui a conçu le plan d'assassinat de Kennedy ne perdait rien au change, en cas d'arrestation d'Oswald. Parce que ce dernier était un agent de la CIA, et en rapport avec le FBI - ainsi que l'apprendraient les membres de la Commission Warren. Le DPD, s'il l'apprenait, ne pourrait que tenir l'information au silence... s'il pouvait évidemment croire les dénégations d'un individu que sur le moment tout accusait. Sans doute notre concepteur avait-il compté sur ce point : les liens d'Oswald avec le monde du renseignements ne pourraient que pousser CIA et FBI à souscrire à la thèse du tireur isolé et névrosé.

Teigne warreniste
Samedi 8 septembre 2001 à 20h19 #1308 Modification de ce message Citer ce message
Je crois que ce serait plutôt à la partie conspirationiste de prouver que Baker a fourni un alibi à Oswald. Baker est entré au TSBD après avoir entendu les coups de feu, il a donc vu Oswald après coup.

Qu'Oswald n'est pas eu l'air "essouflé" ou "nerveux" n'a rien d'étonnant.

D'abord pour être "essouflé", il faut lutter contre une force: la gravitation... Quand vous descendez des escaliers, la gravitation travaille pour vous, et l'effort fourni est minime et insignifiant: donc aucune raison d'être essouflé [à moins d'avoir des problêmes cardiaques]. Je vous invite à monter 4 étages et à prendre votre pouls, puis après une prériode de repos, à descendre 4 étages et à reprendre votre poul. Comparez.

Pour ce qui est de la nervosité, je me doute qu'en dépit de son "calme apparant", Oswald devait être très tendu intérieurement. Oswald a adopté un poker face pour tenter de masquer ses états d'âme profonds.
N'importe qui a vécu les incidents du 22 novembre était sur un certain niveau d'adrénaline, ou d'excitation... Oswald était trop calme, ce n'était pas naturel... D'ailleurs, 45 minutes plus tard, Oswald ne fut plus capable de manager sa tention intérieure, et l'inévitable se produisit quand Tippit voulu faire une simple vérification d'usage sur un individu qui lui semblait suspect: Oswald!

Nicolas Bernard
Samedi 8 septembre 2001 à 22h39 #1311 Modification de ce message Citer ce message
Je veux bien (si, si, vraiment, j'ai moi-même été posnérien), mais vous avez prétendu : "Baker n'a jamais été considéré comme un alibi pour Oswald... La rencontre Oswald-Baker a eu lieu près de 2 minutes après les faits."

Je vous ai demandé de le prouver. Vous savez pertinemment que cette question a déjà été évoquée sur ce forum. Je redonne l'adresse du débat en question :

[ Lien Web ]

Vous prétendez : "Je crois que ce serait plutôt à la partie conspirationiste de prouver que Baker a fourni un alibi à Oswald. Baker est entré au TSBD après avoir entendu les coups de feu, il a donc vu Oswald après coup." Il s'agit d'abord d'une modification de l'objet de la preuve (je vous ai demandé de me prouver que Baker avait mis "près de deux minutes" pour rejoindre le TSBD - et on sait tous les deux ce que ces "deux minutes" impliquent). Ensuite, Oswald ayant été l'accusé de la Commission Warren, puis de Jim Moore, Gerald Posner, Gus Russo et autres, c'était à eux d'apporter la preuve qu'Oswald n'avait pas d'alibi.

Cette preuve n'a pas été rapportée. Jamais. L'agent Baker a couru vers le TSBD - il reconnaîtrait du bout des lèvres, après avoir été pressé par les Commissaires, avoir effectué "un genre de trôt" - et est tombé sur Oswald presque immédiatement. Souvenons-nous : il manque quelques secondes à Oswald pour avoir son alibi. Il faut que Baker arrive après Oswald au 2e étage, dans les reconstitutions. Il faut donc un Oswald rapide et un Baker plutôt lent. Je cite un de mes messages :

----- citation -----

Ces fameux seize secondes nécessaires pour donner un alibi à Oswald, d'où viennent-elles ? Simplement de la soustraction du temps le plus long mis par Baker (1 min. 30) pour déboucher sur le palier du 2e étage et du temps le plus court mis par Oswald (1 min. 14) pour dévaler du 6e étage d'où il est censé avoir tiré les coups de feu. Ces chronométrages ont été réalisés bien après les événements de novembre 1963, avec l'aide de l'agent Baker et celle de l'agent John Howlett, du Secret Service, qui jouait le rôle d'Oswald. A noter qu'un autre essai était plutôt avantageux pour LHO : 1 min. 18 pour l'agent Howlett, 1 min. 15 pour Baker... Trois secondes favorables à Oswald, mais il est vrai que selon la Commission, au cours de cet essai là, Howlett avait marché "d'un pas normal".

Autant dire qu'en tout état de cause, c'est bien peu pour réduire à néant l'alibi d'Oswald. Rappelons au passage que selon ce même Baker, Oswald n'avait pas l'air essoufflé par sa course, alors que lui, Baker, au cours des tests avait été plutôt rapide, reconnaissant avoir accompli "un genre de trot"...

Total : des essais peu concluants, difficiles à admettre compte tenu de certains oublis (Oswald n'a pas, comme Howlett, posé son fusil, il l'a caché, d'où une perte de temps encore plus considérable), des contradictions que la Commission se garde bien de rappeler ou d'expliquer, et en définitive... de simples hypothèses, tant dans le clan conspirationniste que des pro-Warren.

----- fin de citation -----

En moins d'une minute trente, Oswald aurait tiré sur Kennedy, aurait intégralement nettoyé ses empreintes (qui réapparaitraient après sa mort, le 24 novembre 1963), aurait ensuite caché son arme (et très bien caché), puis aurait dévalé quatre étages et serait tombé "frais et serein" devant l'agent Baker. D'autant que, comme on peut l'imaginer, Oswald devait être très nerveux - il n'avait même pas songé à abattre le Président sur Houston Street, ce qui aurait bien plus simple pour lui ! Inutile de rappeler que la tension nerveuse emporte toujours des effets sur le rythme cardiaque et pulmonaire.

Or nous avons un individu - nerveux, donc - qui accomplit un certain nombre d'exploits en moins d'une minute trente et n'apparait pour autant absolument pas essoufflé devant... un agent de police. Oswald serait-il redevenu un père tranquille alors qu'il se débarrassait de son fusil et se mettait à dévaler les quatre étages ? Je peux bien admettre que l'on puisse reprendre son calme, ou du moins le laisser croire, en un pareil temps. Mais en accomplissant toutes ces actions ? Certainement pas.

Même en prenant le temps le plus court mis par Oswald d'après la Commission Warren (1 min. 14) et le temps le plus long mis par Baker (1 min. 30), on arrive à un délai théorique de seize secondes en défaveur du suspect. Cet écart défavorable, au fond, ne peut aucunement servir à annuler son alibi. Parce que théorique.

Enfin, peut-on parler d'effort minime à dévaler quatre étages ? Mais il n'y a pas que les quatre étages : il y a encore la distance entre le nid du tireur et la porte de sortie, puis les quatre étages, le tout en nettoyant les empreintes et en cachant soigneusement le fusil. Plus d'une minute d'efforts physiques, et Oswald apparaitrait "frais et serein" devant l'agent de police ? D'autant qu'il s'agit d'être prudent, lorsque l'on dévale les escaliers : la gravité, en effet, travaille pour nous. Gare aux chutes...

Teigne warreniste
Dimanche 9 septembre 2001 à 01h29 #1316 Modification de ce message Citer ce message
La commission Warren a fait des reconstitutions des déplacements de Baker, à partir du moment où il entend les coups de feu, jusqu'au moment de la rencontre d'Oswald dans la salle à diner des employés de bureaux au premier étage [second floor]. On a fait des reconstitutions aussi pour les déplacements d'Oswald du 5ième étage [sixth floor] jusqu'au premier étage. Ça donne au maximum 1.5 minutes dans les 2 cas.

Nicolas Bernard
Mardi 11 septembre 2001 à 01h12 #1378 Modification de ce message Citer ce message
Citation: Le 2001-09-09 01:29, Teigne warreniste a écrit: La commission Warren a fait des reconstitutions des déplacements de Baker, à partir du moment où il entend les coups de feu, jusqu'au moment de la rencontre d'Oswald dans la salle à diner des employés de bureaux au premier étage [second floor]. On a fait des reconstitutions aussi pour les déplacements d'Oswald du 5ième étage [sixth floor] jusqu'au premier étage. Ça donne au maximum 1.5 minutes dans les 2 cas.

Tiens ? Une minute et demie, et non plus deux minutes, comme vous le prétendiez plus haut et plus tôt ? Permettez que je trouve ce changement de durée pour le moins étrange. Bon. Au fait.

Je ne suis pas du tout d'accord avec vous. Vous nous dites d'abord : "La commission Warren a fait des reconstitutions des déplacements de Baker" puis, plus loin : "On a fait des reconstitutions aussi pour les déplacements d'Oswald". "Des" et "des". C'est tout sauf précis.

Les chiffres sont là : il y eut, pour chacun (Baker et l'agent du FBI qui interprétait Oswald, John Howlett), deux essais. Ce serait tout.

En voici les chiffres :

1/ PREMIER ESSAI :
a) Temps de Baker : 1 min. 30.
b) Temps de Howlett : 1 min. 18.

2/ SECOND ESSAI :
a) Temps de Baker : 1 min. 15.
b) Temps de Howlett : 1 min. 14.

Ces chiffres nous sont fournis par le Rapport Warren lui-même :

[ Lien Web ]

A propos de la reconstitution opérée par Howlett, voici comment la Commission la décrit :

"L'agent spécial Howlett, du Secret Service, porta un fusil du coin sud-est du sixième étage, en suivant la façade est, jusqu'au coin nord-est. Il posa le fusil sur le plancer près de l'endroit où le fusil d'Oswald avait été effectivement trouvé. Puis Howlett descendit l'escalier jusqu'au palier du deuxième étage et entra dans le réfectoire."

Cette reconstitution se heurte à de nombreuses objections :

- Howlett a déposé son arme "près de l'endroit" où le Mannlicher a été retrouvé. Or ledit Mannlicher a été soigneusement caché, et non pas simplement déposé. D'où un gain de temps de quelques secondes, pour Howlett ;

- Howlett aurait dû suivre la façade nord du bâtiment pour trouver les escaliers, ce que ne précise nullement la Commission ;

- Howlett aurait également dû franchir le "nid du tireur", fait de boîtes en carton, et rien n'indique qu'il l'ait fait, ni dans le Rapport, ni dans les annexes.

En somme, Oswald aurait été plus lent de quelques secondes. En suivant le meilleur temps réalisé par Howlett (1 min. 14), on peut arriver à un LHO arrivant *après* Baker dans les reconstitutions, ce qui lui donne un alibi.

Précisons en effet qu'au cours du premier chronométrage, l'agent Baker, de son propre aveu devant la Commission Warren, a marché. Son temps, en la circonstance, a été d'1 min. 30. A propos du second chronométrage, il reconnaitrait que la reconstitution avait été accélérée "un petit peu".

M. Baker. - [...] nous avons couru la seconde fois, , de la moto jusque dans l'immeuble.
M. Belin. - Soit. Quand nous sommes arrivés dans l'immeuble, est-ce que nous avons couru ou trotté ou marché ?
M. Baker. - Eh bien, nous l'avons fait dans un genre de trot, ce n'était pas une course vraiment rapide, une course nette. C'était plutôt un genre de trot."

Son temps serait cette fois d'1 min. 15, une seconde de plus que le meilleur temps (irréaliste) réalisé par Howlett. Baker avouerait qu'il s'agirait là d'un minimum, mais de la part d'un agent de police expérimenté, on peut sérieusement en douter. Baker a effectivement couru vers le bâtiment, laissant sa moto et sortant son arme. Son temps de 1 min. 15 ne peut aucunement être considéré comme un minimum. Quant à son temps d'1 min. 30, il faut le rejeter car correspondant encore moins à la réalité des faits. Par ailleurs, on a vu qu'Oswald avait nécessairement été plus lent que l'agent Howlett.

En d'autres termes, théoriquement parlant, si Oswald avait été l'assassin, il serait arrivé APRÈS l'agent Baker. Or, ils sont tombés nez à nez au même instant.

Oswald avait donc un alibi. Il n'a pas tiré un seul coup de feu de la journée.

Teigne warreniste
Mardi 11 septembre 2001 à 03h24 #1379 Modification de ce message Citer ce message
Si monsieur Bernard savait interpréter les chiffres, il verrait que les simulations confirment qu'Oswald est arrivé au second floor légérement avant Baker.

Oswald était déjà au second floor quand Baker l'a entrevu, à travers un carreau de porte, s'éloignant de la cage d'escalier. Baker à intercepter Oswald devant une machine à Coke alors que ce dernier s'apprétait à traverser la salle à diner.

Les données des simulations sont très consistantes avec les faits.

Nicolas Bernard
Mardi 11 septembre 2001 à 09h25 #1386 Modification de ce message Citer ce message
Citation: Le 2001-09-11 03:24, Teigne warreniste a écrit: Si monsieur Bernard savait interpréter les chiffres, il verrait que les simulations confirment qu'Oswald est arrivé au second floor légérement avant Baker. Oswald était déjà au second floor quand Baker l'a entrevu, à travers un carreau de porte, s'éloignant de la cage d'escalier. Baker à intercepter Oswald devant une machine à Coke alors que ce dernier s'apprétait à traverser la salle à diner. Les données des simulations sont très consistantes avec les faits.

Perso, je n'en reviens pas. Je vous suggère de mieux vous relire, parce que ce que vous dites-là confirme exactement ce que j'ai écrit.

Vous dites en effet : "les simulations confirment qu'Oswald est arrivé au second floor légérement avant Baker." Si c'est le cas, alors le timing d'Oswald est encore plus réduit... Oswald aurait dû être encore plus rapide que l'agent Howlett ne l'a été - et ce dernier allait déjà bien assez vite, à une vitesse néanmoins suffisante pour corroborer l'image d'un Oswald arrivant frais et serein devant l'agent Baker...

Arf ! Le Rapport Warren a parfaitement pris en compte le fait qu'Howlett s'était arrêté "au réfectoire" (sans autre précision, soit dit en passant). Par contre, ainsi que l'a souligné Léo Sauvage, il n'est pas certain que le temps de Baker ait été comptabilisé jusqu'au lieu de sa rencontre avec Oswald : le Rapport mentionne en effet comme point final "l'arrivée de Baker au 2e étage". Point barre.

Or il a été démontré qu'Oswald aurait été nécessairement moins rapide qu'Howlett - toujours pour arriver "frais et serein" devant l'agent Baker près d'une minute et quinze secondes après l'attentat...

Autrement dit, cher contradicteur, VOUS ne savez pas interpréter les chiffres, en produisant une affirmation qui confirme la thèse de l'innocence d'Oswald. Vous n'avez pas retenu les objections qui entouraient la performance d'Howlett. Vous n'avez nullement tenu compte du fait que Baker avait couru. Les chiffres et les conditions de l'expérience le démontrent : si les reconstitutions avaient tenté de coller à la réalité, le résultat aurait toujours été le même. Howlett serait toujours arrivé après l'agent Baker. Ce qui lui donnait un alibi.

Car dans ce cas là, Baker n'aurait pas vu Oswald devant se diriger devant le distributeur à cet instant. Oswald serait arrivé après. Le fait que Baker et Oswald se soient rencontrés constitue la preuve qu'Oswald n'a pu effectuer dans ce temps record ses tirs, la vérification de sa réussite, sa fuite du nid du tireur, le camouflage de l'arme, le nettoyage des empreintes, le parcours du 6e étage au milieu des cartons, la descente de 4 étages et l'arrivée au 2e étage ! Il lui aurait fallu être aussi rapide que Baker, et CE N'ETAIT PAS LE CAS ! Même en raccourcissant ses taches, Howlett n'a plus qu'une seconde d'avance sur le temps de Baker. Une seule. Or il n'a fait que poser l'arme, il n'a pas perdu le même temps qu'Oswald...

Autrement dit, Oswald avait un alibi. Et vous êtes incapable de le réfuter. Perso, ça me satisfait assez...

Pierre NAU
Vendredi 12 octobre 2001 à 09h34 #1708 Modification de ce message Citer ce message
Boris,
Je ne suis pas du tout d'accord avec toi quand tu dis que le Mannlicher Carcano d'Oswald était en parfait état de marche. Si elle fonctionnait elle n'était sûrement pas réglée pour Oswald. La lunette de visée était ajustée pour un gaucher, or Oswald et il n'y a aucun doute là dessus était droitier.
De plus comment Oswald a-t-il pu réussir un tel tir alors qu'il n'a pas été capable d'abattre le Général Walker assis à son bureau,immobile et situé à une vingtaine de mètres de l'endroit où se trouvait Oswald? De deux choses l'une:
- soit Oswald s'est entraîné au tir à la carabine entre ces deux dates;
- soit il n'a pas commis la tentative de meurtre contre le Général Walker.

Dans le premier cas personne n'a pu démontrer ou déceler un quelconque entraînement d'Oswald entre ces deux périodes. On a d'ailleurs pas retrouvé de munitions dans ses effets personnels. Apparemment il n'avait amené que 4 balles avec lui. 3 furent tirées et la quatrième se trouvait encore dans le magasin de l'arme. Quel sens del'économie.
Dans le deuxième cas, tout repose sur le témoignage pour le moins tardif de Marina intervenu après l'assassinat du 22 novembre et les notes rédigées en russe quaurait écrit Oswald à l'attention de Marina. Quand on sait les pressions auxquelles elle fut soumise, à l'époque, on ne peut que rester dubitatif devant une telle révélation et l'apparition soudaine et providentielle de ces notes. De plus on voit mal Oswald se rendant à pied ou en bus sur le lieu de l'attentat distant de plusieurs miles le fusil à la main. Oswald n'avait pas le permis de conduire. Enfin des témoignages ont fait état de deux personne fuyant les lieux de la tentative de meurtre.
A ces questions sans réponse satisfaisante et aux doutes légitimes qu'elles suggèrent, on ne peut qu'être étonné de la façon catégorique avec laquelle les partisans de la version officielle affirment qu'Oswald a fait ça tout seul. J'aimerais moi être aussi comme eux et croire que l'assassinat du Président a été l'oeuvre d'un déséquilibré en mal de reconnaissance de son entourage. Cet attentat serait dans ce cas un accident de l'Histoire... Désolé mais je n'y arrive pas. Trop de zones d'ombres demeurent.

RUBY
Mardi 16 octobre 2001 à 19h53 #1740 Modification de ce message Citer ce message
Sur ce coup-là, je suis parfaitement d'accord avec Pierre Nau...
FELICITATION POUR VOTRE SITE!!

AMICALEMENT-VOTRE AMI DU CAROUSEL-RUBY

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