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Michael Drosnin Billie Sol Estes, William Reymond Thierry Lentz Jacques Legrand (collectif) William Reymond 15 janvier 2005 à 21h35 2 mars 2005 à 18h06 6 août 2001 à 22h19 25 août 2004 à 01h35 27 janvier 2004 à 09h02 Décès de Fletcher Prouty Mardi 5 juin 2001 16 millions de dollars pour...Vendredi 16 juillet 1999 3000 pages de l'autopsie dé...Dimanche 2 août 1998 En ce moment sur eBay Jackie après JohnKennedy La victoire de Kennedy Avec Kennedy Une si belle image: Jackie Ken... |
Faut-il encore accorder du crédit à Jim Garrison ?Inutile de rappeler ici la thèse de Garrison. Néanmoins, il est juste de signaler que ce procureur a été très critiqué, jusque dans les rangs des "conspirationnistes". Il aurait manipulé des témoins, dénaturé des pièces, tout cela dans un unique objectif : la gloire - et la perte de cet innocent (?) homme d'affaires qu'était Clay Shaw. Il est vrai que nombre de points restent troublants, notamment une certaine affaire dite "affaire de Clinton", du nom d'un bled de Louisiane... Ou comment des témoins cités par Garrison à charge contre Clay Shaw se révélaient en définitive très peu fiables, bien que ces témoins aient longtemps été considérés comme l'une des pièces solides du dossier à charge contre cet homme d'affaires. Thierry Lentz admet d'ailleurs cette pièce à conviction dans son ouvrage pourtant excellent, "Enquêtes sur l'assassinat d'un Président", Ed. Jean Picollec, 1995, p. 128-129. Les critiques à l'encontre de Garrison, parfois dévastatrices, ont été regroupées ici : [ Lien Web ] Alors, Garrison : ange de la Justice ou escroc mégalo ? Qu'en pensez-vous ? Cet article rendit Garrison fou de rage et Chandler fut convoqué au bureau du DA... Curieusement, Garrison avait une révélation à lui faire: Garrison allait ouvrir secrètement une enquête sur l'assassinat de JFK et demanda l'aide de LIFE MAGAZINE. À l'été 66, l'hypothèse d'une conspiration dans l'assassinat de Kennedy commençait à devenir un sujet qui "faisait vendre"... Et Garrison comptait bien prendre le train pendant qu'il était en marche... Vous tirez votre information d'"American Grotesque" ou de "False Witness" ? "The periodic allegations that I am on friendly terms with organized crime figures are amusing, in light of my record . . . . It has been my policy not to respond to each of the many canards which have been part of the campaign to discredit my investigation, nor to waste time trying to prove negatives. For what it is worth, however, I do not even know Carlos Marcello, the man with whom I am frequently linked by my detractors. Nor, for that matter, did I ever in my years as district attorney come upon any evidence that he was the Mafia kingpin the Justice Department says he is." ("On the Trail of the Assassins", p. 288) Je ne parviens cependant pas à retrouver ce passage incroyable dans la version française. Si quelqu'un peut le trouver pour moi... A en croire le HSCA, Garrison devait declarer à l'un des enquêteurs mandatés par le Congrès, en 1978 : When asked if he believed Marcello was a man capable of having President Kennedy murdered, Garrison did not directly answer the question. Garrison stated that he has "certainly heard" that Marcello may have once been involved in some kind of criminal activity years ago. He stated that he has some reason to believe that some of Marcello's money was obtained through criminal acts many years ago. Garrison further stated that he has heard of allegations linking Marcello to organized crime and the Mafia, but does not know if they are true. He stated that he has heard over the years that Marcello may be a man of significant wealth, and may in fact be one of Louisiana's wealthier citizens. He stated that Marcello is not active in real estate and is a businessman. [ Lien Web ] Pour ma part, je trouve les preuves de liens entre Garrison et Marcello plutôt faiblardes. Mais la cécité, sinon la modération de Garrison à l'égard du rôle de Carlos Marcello au sein de l'organisation du crime ne peut que surprendre. According to Life, during the mid to late sixties Garrison dismissed eighty-four cases brought against Marcello's men, including twenty-two cases of illegal gambling, one for attempted murder, three for kidnapping, and one for manslaughter. Meanwhile, as reported by the House Select Committee on Assassinations in 1979, Garrison saw nothing wrong with accepting a free holiday and a $5,000 gambling credit at the Sands Hotel and Casino in Las Vegas from Marcello's delegate at the Sands, Mario Marino, and allowed one of Carlo's top associates to sell him a house in the suburbs at a ridiculous low price. And Garrison proved exceptionally adept at hushing up the heart attack death of one of Marcello's leading bagmen, Vic Corona, who dropped dead one night in Garrison's Marcello-financed home during what Garrison lamely described as a "political rally". Those who were fully aware of Garrison's cozy relationship with the Marcellos-he was also on very good terms with three of Carlo's brothers, Sammy Vince, and Joe- were not surprised when, upon his reopening of the investigation of the Kennedy assassination in 1967, he pointedly steered his inquiry away from allegations of Mafia involvement in the assassination in what turned out, in the end, to be a long, drawn-out, fraudulent attempt to pin the blame for the President's murder on the Central Intelligence Agency. réf: John H. Davis, Mafia Kingfish, pages 344-345 In 1971, Garrison was indicted on federal charges of accepting $50,000 in bribes to protect the mob's gambling interests. Six co-defendants testified against him, and government surveillance tapes exposed him accepting four bribes. He represented himself in the trial, claiming it was a plot to punish him for his JFK investigation, and won an acquittal. The New York Times later reported there might have been bribes of $10,000 and $50,000 to fix the trial's outcome (september 21, 1973 p.25) . Milton Brener told the author, "Garrison was on the take. The evidence was there, no question about it". Even after he became an elected judge, Garrison was still occasionally seen having lunch at La Louisiana restaurant with some of Marcello's brothers. (Scheim, Contract on America, p 50). sources: Gerald Posner, Case Closed, notes page 427 Comme on peut le voir Jim Garrison n'était pas tout à fait un enfant de choeur... Néanmoins, je ne crois pas que l'on puisse réduire Garrison à cela. Rien ne prouve qu'il ait gagné le procès qui lui avait été intenté par le Ministère public en 1973 avec l'aide de Marcello ou en corrompant le jury. Frappant d'ailleurs que les "anti-Garrison" admettent facilement ce qui n'est qu'une supposition, émanant d'un journal qui n'a jamais caché son hostilité au DA de la Nouvelle-Orléans, et rejettent l'hypothèse selon laquelle les liens de Clay Shaw avec la CIA auraient été moins ténus que les documents rendus accessibles ne veulent bien le dire. Ou comment rejeter une supposition pour en admettre une autre. Jim Garrison a fait une description convaincante du procès de 1973. Le principal témoin de l'accusation, son ancien collègue Pershing Gervais, avait reconnu dans une interview donnée en 1972 à Rosemary James qu'"ils [le gouvernement fédéral] voulaient avoir Jim Garrison", qu'"ils voulaient le réduire au silence. C'était leur principal objectif, parce que si ce n'était pas le cas, je serais encore à la Nouvelle-Orléans." (cité in Garrison, "JFK", éd. J'ai lu, p. 269-270). Et : RJ. - Ce que vous dites, explicitement, c'est que toute l'affaire instruite par le gouvernement contre Jim Garrison est frauduleuse ? PG. - Cela ne fait aucun doute. Tout ce qui est fondé et basé purement sur la politique ne peut être autre chose que frauduleux. RJ. - Toute l'affaire est un mensonge ? PG. - L'affaire tout entière. (ibid.) L'accusation fondait également sa thèse sur des bandes magnétiques censées contenir des propos de Garrison établissant la corruption de ce dernier. Extrait : PG. - Tu sais, cette nouvelle législature qui s'installe à Baton-Rouge risque d'être dure. Certains de mes amis flippers vont avoir besoin d'aide. JG. - Je ne vois pas le problème. Laisse tomber. Garrison allait appeler à la barre le Dr. Louis Gerstman, professeur de diction et de science auditive à l'université de New-York. Gerstman estima que les enregistrements avaient été trafiqués. "Il décrivit les 'disparités techniques' survenant entre ma voix et celle de Gervais, et les diverses variations du niveau sonore." (Garrison, op. cit., p. 271) Garrison a finalement été acquitté. Tout comme il a été acquitté en 1974 après avoir été accusé, toujours par le gouvernement fédéral, de fraude fiscale. Il convient de rappeler qu'à cette date, Garrison n'était plus DA. Marcello ou autre avait-il intérêt à soutenir un individu qui ne servait plus à rien ? Je ne crois pas que le jury ait été corrompu dans ces deux affaires. Tout simplement parce que le FBI ou un autre organisme gouvernemental l'aurait assurément su et s'en serait servi contre Garrison. A ma connaissance, le New York Times n'a jamais prouvé qu'il y ait eu corruption du jury, bien qu'il l'ait prétendu. La réponse est simple. C'est dans un obscur petit journal italien appelé Paesa Sera. Ce journal contrôlé par un Communiste "pur et dur"; Armando Cossuatta, subsistait grâce aux subsides du PC soviétique et en particulier du KGB. Paesa Sera demeurera résolument pro-Moscou, même après le virage eurocommuniste du PCI... Paesa Sera commença, peu après l'arrestation de Clay Shaw par Garrison en mars 1967, à publier une série d'articles où il était insinué que Shaw appartenait au CIA, et même qu'il avait organisé la tournée de JFK au Texas.... Qui a pû bien mettre Garrison sur la piste de ces articles est un mystère... Peut-être Ralph Shoenman? Il me semble avoir vu sur ce site une liste de points affirmés dans le film d'Oliver Stone, mais contredits dans la réalité (en cours de traduction) Je ne retrouve pas cette page, ou est-elle svp ? merci Ca me fait penser que j'avais un peu avancé dans sa traduction et que je ne l'ai pas encore actualisé... je vais peut être essayer de terminer tout ça cet après-midi si j'ai un peu de courage. Tam. Non,plus sérieusement,la question c'est:"Faut-il encore accorder du crédit à la "thèse" de Garrison??merci. Il ne s'agit pas de juger Garrison sur ses antécédents,mais de voir aujourd'hui si sa thèse est valable!! Tout comme Kennedy!!on s'attarde sur son assassinat pour comprendre ce qu'il s'est passé le 22 Novembre 1963!!On va pas chercher à savoir si c'etait un saint ou un corrompu,c'est pas pour ça qu'on enquète!! Garrison, en bon démagogue, a utilisé cette "enquête" pour dévier l'attention du public sur les accusations de LIFE... Jim Garrison avait trouvé dans les WC Hearings and Exhibits un document; Decker Exhibit #5323, où apparait une déclaration assermentée d'un résident de Los Angeles du nom de "Jim Braden". Braden n'a jamais été mis en état d'arrestation par la police de Dallas et a fait une déclaration volontaire au bureau du Shérif. Comment Garrison a fait une corrélation entre "Braden" et "Brading" tient du mystère... Toutefois, il émettra un mandat d'arrestation contre Eugene Hale Brading à Los Angeles. Brading sera arreté par la police de Los Angeles qui ne reçut aucune demande d'extradition de Jim Garrison. Brading fut libéré. Encore une affaire dans le genre "Clay Shaw" = "Clay Bertrand" je suppose... Le 2001-06-26 22:39, Teigne warreniste a écrit: Où Garrison a-t-il puisé l'idée que Clay Shaw pouvait-être un agent de la CIA? La réponse est simple. C'est dans un obscur petit journal italien appelé Paesa Sera. Ce journal contrôlé par un Communiste "pur et dur"; Armando Cossuatta, subsistait grâce aux subsides du PC soviétique et en particulier du KGB. Paesa Sera demeurera résolument pro-Moscou, même après le virage eurocommuniste du PCI... Paesa Sera commença, peu après l'arrestation de Clay Shaw par Garrison en mars 1967, à publier une série d'articles où il était insinué que Shaw appartenait au CIA, et même qu'il avait organisé la tournée de JFK au Texas.... Qui a pû bien mettre Garrison sur la piste de ces articles est un mystère... Peut-être Ralph Shoenman? Dans "JFK" de Jim Garrison (Ed. J'ai lu) page 246-247, il est écrit: "Et ce ne fut qu'en 1975 que Victor Marchetti parla du souci de l'agence pour Shaw et en 1979 que Richard Helms, le directeur adjoint au plan (opérations secrètes) de la C.I.A. en 1963, reconnut pour la première fois sous serment, les rapports de Shaw avec l'Agence. En 1979, on demanda à Helms s'il connaissait Shaw. Il repondit sous serment: - Le seul souvenir que j'ai de Clay Shaw et de l'Agence, c'est que je crois qu'à un moment donné, comme homme d'affaire, il était un des contacts de la Domestic Contact Division, les agents qui parlaient aux hommes d'affaires, aux professeurs et ainsi de suite, et qui voyageaient dans le pays et à l'étranger. Lors d'un autre procès en 1984, cette réponse fut répétée à Helms et on lui demanda: - Vous souvenez-vous d'avoir fait cette déclaration sous serment le 17 mai 1979 ? - Si ça dit là que je l'ai faite sous serment, répliqua-t-il, alors ce doit être vrai. Helms avoua aussi qu'il avait publiquement nié cela quand il était directeur de l'Agence." S'agit-il d'une affabulation de Garrison ou Helms a-t-il menti deux fois sous serment ? Mais si tout ceci est vrai, cela prouve au moins une chose: que Garrison n'avait pas tout faux dans son investigation. Le 2001-07-07 21:35, RUBY a écrit: Faut-il encore accorder du crédit à Garrison??Mais bien-sur!!Demandez à Méchant Boris... Non, plus sérieusement, la question c'est: "Faut-il encore accorder du crédit à la "thèse" de Garrison?? merci. Il ne s'agit pas de juger Garrison sur ses antécédents,mais de voir aujourd'hui si sa thèse est valable!! Tout comme Kennedy!! on s'attarde sur son assassinat pour comprendre ce qu'il s'est passé le 22 Novembre 1963!! On va pas chercher à savoir si c'etait un saint ou un corrompu, c'est pas pour ça qu'on enquête !! Entièrement d'accord avec toi, RUBY, sur la première partie de ton intervention. La question valable est bien "Faut-il encore accorder du crédit à la thèse de Garrison ?" ou plutôt à son enquête... Il a du soulever quelques lièvres mais cela n'exclue pas, bien au contraire, qu'il n'ait pu à un moment ou un autre se faire manipuler. Ni lui même, manipuler... C'est pourquoi je ne suis pas du tout d'accord avec la seconde partie de ton post. Ce serait bien la première fois dans une enquête où l'on ne s'interesse pas à la personnalité de la victime. D'ailleurs, c'est exactement ce qu'a fait la Commission Warren. Alors moi je dis: A poil, tout le monde à poil ! Big Jim, les Kennedy, LBJ, Lady Bird, Jack Ruby, Tippit, Ferrie, Shaw, Bannister, Hunt, Giancana, Castro, Russel, Dulles, Helms, Hoover et tous ceux que j'oublie... Pas seulement Oswald surtout quand on lui laisse son cache-sexe ! D'autant que ce pauvre Helms a été obligé d'avouer qu'il avait précedement publiquement menti sur ce point précis. N'était-ce donc pas à l'occasion du procès de Shaw qu'il avait ainsi éhontement trompé le public américain ? |
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