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Michael Drosnin Billie Sol Estes, William Reymond Thierry Lentz Jacques Legrand (collectif) William Reymond 2 mars 2005 à 18h06 15 janvier 2005 à 21h35 6 août 2001 à 22h19 25 août 2004 à 01h35 27 janvier 2004 à 09h02 Décès de Fletcher Prouty Mardi 5 juin 2001 16 millions de dollars pour...Vendredi 16 juillet 1999 3000 pages de l'autopsie dé...Dimanche 2 août 1998 George W. Hickey déboutéLundi 29 septembre 1997 Les dossiers de J. Lee Rank...Jeudi 3 juillet 1997 George W. Hickey porte plainteVendredi 21 avril 1995 Décès de Jackie KennedyJeudi 19 mai 1994 Sortie aux USA du film "JFK"Vendredi 20 décembre 1991 |
Un amour de Fidel16 messages [ Lien Web ] Marita à 20 ans «Environ un mois avant le 22 novembre 1963, nous nous rendîmes, moi-même, Frank Fiorini (Sturgis), Ozzie (Lee) et plusieurs Cubains, dans deux voitures, chez le Dr Orlando Bosch. C'était une rencontre de conspirateurs, où il fut question de se rendre à Dallas. Les hommes se penchaient sur des cartes routières. Je me dis qu'il s'agissait sans doute, une fois encore, d'aller dérober des armes dans un dépôt et ne prêtai pas attention à leur conversation, songeant plutôt à ce qu'allait devenir mon existence avec ma fille. Marcos Pérez Jiménez ayant été expulsé des États-Unis, j'avais tout perdu. Aussi, des mots qui furent prononcés chez Orlando Bosch, seuls quelques-uns me restent en mémoire: "armes de forte puissance", "trépieds", "bâtiments", "contact"... A l'extérieur stationnait une autre voiture, avec quatre hommes à son bord. Mme Bosch nous servit du café cubain; un enfant fut renvoyé hors de la pièce. C'est seulement lorsque Frank prononça le nom de Kennedy que je redevins attentive et demandai: "Kennedy? Quel rapport avec notre boulot?" Tous braquèrent leurs yeux sur moi. Ozzie demanda à Bosch et à Frank ce que je cherchais à savoir. Je contre-attaquai: "Qu'est-ce que ce foutu traitre vient faire dans cette histoire ?" Frank prit ma défense: "Écoutez, Marita a tenu tête à Bobby Kennedy lors de l'expulsion de Marcos, elle a tout perdu dans cette affaire. Elle reste avec nous!" Je me souviens aussi que, dans l'altercation avec Ozzie, je le traitai, en espagnol, de chivato, c'est-à-dire de mouchard. Il réagit violemment, aussi lui demandai-je d'où il connaissait le sens de ce mot. Il répondit qu'il l'avait entendu prononcer à Cuba. Courant novembre, je dis à Frank que j'étais préte à l'accompagner à Dallas comme prévu. Je me sentais égarée; de plus j'avais besoin de fuir tous ces journalistes qui continuaient de me harceler sur mes rapports avec Marcos et cette fameuse recherche en paternité. Après la rencontre chez Bosch, je restais persuadée que nous préparions simplement un nouveau détournement d'armes. Je confiai ma fille Monica à mon amie Willie May Taylor, qui me servait de baby-sitter. Elle avait été domestique chez moi à l'époque de ma relation avec le général Marcos Pérez Jiménez. Passé minuit, nous repartîmes avec les deux voitures, à huit ou neuf personnes. Auparavant, Frank, Bosch et Pedro Diaz nous avertirent bien: aucun coup de fil sur notre chemin, pas un mot d 'espagnol au Texas, interdiction de restaurant. Consignes absolues. Nous étions vêtus de couleurs sombres. Il nous fallut toute la nuit pour remonter la côte, dans un silence absolu. C'était Frank qui conduisait. J'étais assise derrière, à côté d'un des Cubains, et m'endormis. Dans la voiture régnait une atmosphére étouffante. Enfin nous parvînmes à Dallas, dans un motel de banlieue. Je me rappelle encore que sur le toit de l'établissement trônait un taureau géant, orné du slogan: "Les plus énormes steaks de tout l'Etat du Texas." Les hommes sortirent des coffres une incroyable quantité d'armes: tout un arsenal de pistolets et de fusils automatiques, de trépieds, de viseurs, de carabines... Ils étaient également munis d'explosif C-4. Frank expliqua au gérant du motel que nous faisions partie d'une association de chasseurs. Frank et Pedro allèrent examiner les chambres, au nombre de deux, avec chacune un lit double. Ozzie se procura un journal que nous lûmes tous attentivement. J'étais si épuisée que je m'écroulai tout habillée sur un des lits et m'endormis un bon moment. Frank, de son côté, partit chercher des sandwichs et de l'eau minérale. Seuls Frank et Bosch étaient autorisés à répondre au téléphone le cas échéant. Frank attendait encore un "membre": Jack Ruby, qui devait par la suite abattre Lee Harvey Oswald. Lorsque Ruby arriva, Frank alla discuter avec lui sur le parking. Le nouvel arrivant parut surpris de ma présence et interrogea Frank à ce propos. Plus tard je demandai à celui-ci: "Mais qu'est-ce que c'est que ce ramassis de mafieux ? De quoi s'agit-il, p***** de Dieu, qu'est-ce qu'on fout ici ?" Frank me regarda d'un air tranquille et m'entraîna au-dehors pour m'expliquer: "Ta présence rend ces hommes nerveux. J'ai eu tort de t'emmener avec moi. L'affaire est trop importante, je préférerais maintenant que tu retournes à Miami." Tout à fait d'accord, je lui confiai que nos nouveaux collaborateurs ne me plaisaient pas du tout. Ozzie et Ruby ne faisaient pas vraiment partie de notre groupe. Quand il fut question de mon départ, Eduardo (H. Hunt) demanda qui devait m'emmener à l'aéroport. Ce furent finalement Frank et Bosch. Eduardo resta au motel a attendre. Je pris mon billet sous le nom de Maria Jimènez. Je demeurai une journée a Miami, tout heureuse de retrouver ma fille. Je pris alors la résolution de mettre un terme a mes rapports avec Frank et ses anticastristes. Je n'en pouvais plus de toutes ces affaires. J'avais en outre la désagréable impression que le groupe de Frank n'était monté à Dallas que pour exécuter quelqu'un. Mais je n'avais aucun moyen de savoir qui, aucune idée sur la personne visée.» (Extrait du "livre vert" déposé au HSCA par Marita Lorenz en 1978 - cité p. 176 à 180 de "Cher Fidel" de Marita Lorenz et Wilfried Huismann, éditions l'Archipel) [ Lien Web ] Marita et Frank Sturgis _________________ Fidel, te rappelles tu, à New-York, en 1959 ? (Marita Lorenz) Elles sont terribles ces declarations... D'apres elle, Sturgis est dans le coup comme on en parlait hier! :-) Elles sont terribles mais pas sûr qu'elles soient véridiques... Quand Wilfried Huismann a demandé à Marita si elle avait menti dans son "petit livre vert" à propos du voyage à Dallas, celle-ci a répondu: «On ne peut pas agir ainsi. Je témoignais sous serment. Même pour Fidel, je n'aurais pu faire une chose pareille». Cependant : Gaeton Fonzi, à l'époque membre principal de la commission d'enquête (HSCA), est pour sa part convaincu que derrière Oswald se tenait tout un complot organisé contre John F. Kennedy. Je le rencontre chez lui, dans une maison donnant directement sur Bizcayne Bay, au nord de Miami. Entre 1976 et 1978, il rencontra et interrogea Marita à plusieurs reprises. Et il considère son récit concernant ce voyage à Dallas en compagnie d'Oswald et de Sturgis comme purement imaginaire. En revanche, il estime dans l'ensemble très crédible et révélateur ce qu'elle lui raconta des activités de la CIA dans les Everglades. Lorsqu'il avait rencontré cette Allemande en 1975, elle travaillait aux douanes de Miami, affectée au dépistage de trafics d'armes. Mais elle était aussi, avec Sturgis, chargée de fournir des informations au DEA (Drug Enforcement Agency, unité chargée de la lutte anti-drogue) et au FBI sur les stupéfiants. Gaeton Fonzi me dit d'elle: «Elle était incapable de garder un secret. J'ai même eu l'impression qu'il ne lui déplaisait pas du tout de se trouver dans des situations difficiles.» Mais cette histoire de voyage en auto, de Miami à Dallas, lui avait ôté la confiance de Gaeton Fonzi. Il trouvait trop d'extravagances dans sa description des faits. A l'époque où elle disait avoir rencontré Oswald, celui-ci était encore en Union soviétique. Et parmi les hommes avec lesquels elle serait allée à Dallas en voiture, certains avaient fourni un alibi tout à fait vérifiable, notamment Gerry Hemming, à qui du reste, lors des premières auditions, elle n'avait fait aucune allusion. Selon Fonzi, c'était peu à peu qu'elle avait "complété" cette histoire des deux véhicules. D'un ton ironique, Gaeton ajoute que ce voyage dut être tout à fait "inconfortable", Hemming à lui seul pesant dans les 135 kilos. La déposition de Marita avait provoqué un choc parmi les membres de la commission et paralysé quelque temps les recherches. Selon Fonzi, c'était le but qu'elle recherchait. Toujours selon lui, une nouvelle tentative pour faire enfin la lumière sur ce crime politique aurait été déjouée par une autre manigance de Marita, dans le plus pur style Far West. Fonzi considère que le plan de Marita relevait d'une manoeuvre des services secrets pour empêcher la commission de trouver la bonne piste. «C'est très simple. Cette femme, agent de la CIA, commence par avouer des faits qui semblent parfaitement plausibles. Mais il apparaît quelque temps après que, de toute évidence, son histoire ne tient pas la route. Du coup, il devient impossible de mettre en cause la CIA. Ainsi, les services secrets ont mis en place un labyrinthe, un jeu de miroirs innombrables, où personne ne peut plus se retrouver.» (Wilfried Huismann - Cher Fidel p. 193 à 195) Gaeton Fonzi on Marita Lorenz Cependant, Gerry Patrick Hemming himself confirme que le voyage à Dallas a réellement eu lieu: C'est au même moment à peu près que je retrouve, un peu par hasard, un témoin de choix qui me confirme la véracité de la version de Marita: Gerry Patrick Hemming, à l'époque chef de mercenaires. Il conteste être allé en voiture à Dallas au mois de novembre 1963 en compagnie de Marita, d'Oswald et de Sturgis. «Je n'étais pas dans cette voiture», m'affirme-t-il de façon péremptoire. Cependant, après un silence bref mais intense, il ajoute: «Sur ce voyage à Dallas, Marita dit la vérité.» Je crois d'abord l'avoir mal compris, mais Hemming poursuit: «Effectivement, il y a eu cette nuit-là un voyage en voiture à Dallas.» Bien entendu, je lui demande comment il le sait. Il me répond: «Sturgis et Diaz Lanz m'ont enjoint de monter avec eux.» Gerry Hemming jugeait Sturgis capable d'avoir monté toute l'affaire. Il avait beaucoup réfléchi à l'assassinat de Kennedy et abouti à quelques conclusions. Mais il n'avait trouvé aucun véritable élément probant, ni dans un sens ni dans l'autre. Il restait des éléments contradictoires. Mais Oswald avait tout à fait la formation, l'intelligence et l'énergie nécessaires pour accomplir cet attentat à titre individuel; il avait pu agir de son propre chef, sans représenter aucun service. Je demande à Hemming: «Pourquoi alors parlez-vous d'agent?» Il s'esclaffe: «C'était un agent de la CIA, cela ne faisait aucun doute et nous le savions tous depuis le début.» Selon lui, Oswald n'aurait jamais été un communiste convaincu. Toute cette biographie de gauchiste qu'on lui avait prêtée était une fable montée par les services secrets. En réalité, après sa formation dans un service secret de la marine américaine, sur une base de l'armée de l'air située au Japon, il aurait été envoyé en Union soviétique par un ordre émanant d'une très haute hiérarchie. Gerry Hemming considère comme une preuve supplémentaire du rôle joué par Oswald dans la guerre secrète contre Cuba le fait qu'en juin 1963, précisément, un service secret agissant en Floride (dont il préfère me taire le nom) lui ait proposé d'envoyer Lee Harvey Oswald à Cuba pour y travailler comme espion. Il aurait pu entrer dans l'île, comme nombre d'autres agents, au, titre de simple touriste. Compte tenu de sa biographie politique, il n'aurait eu aucun problème pour cela. Après quoi, il aurait passé en revue les possibles objectifs des commandos de sabotage. (Wilfried Huismann - Cher Fidel p. 196 à 198) [ Lien Web ] Gerald Patrick Hemming Personal Background of GPH _________________ Je pointai sur lui l'arme chargée, un 45 bleu nuit à crosse de nacre. Fidel ne montrait aucun signe de nervosité et paraissait ne pas me prêter la moindre attention, au point que c'en était blessant. Il ajouta: «Tu ne peux pas me tuer, personne ne le peut.» Puis il s'endormit. (Marita Lorenz) Cependant, Marita Lorenz fait une description de la CIA peu élogieuse... Je crois que le point de vue de Gaeton Fonzi est particulièrement intéressant d'autant qu'il peut s'appliquer à d'autres facettes de l'affaire JFK: «C'est très simple. Cette femme, agent de la CIA, commence par avouer des faits qui semblent parfaitement plausibles. Mais il apparaît quelque temps après que, de toute évidence, son histoire ne tient pas la route. Du coup, il devient impossible de mettre en cause la CIA. Ainsi, les services secrets ont mis en place un labyrinthe, un jeu de miroirs innombrables, où personne ne peut plus se retrouver.» Citation: Cependant, Marita Lorenz fait une description de la CIA peu élogieuse... «On peut facilement entrer à la CIA, mais on n'en ressort jamais, ou alors dans un cercueil» prétend Marita qui n'aime rien de plus que l'on parle d'elle... Cependant, Marita a sans contestation possible travaillé pour la CIA, fut impliquée dans les tentatives d’assassinat de Fidel Castro, n’a jamais été accusée de traîtrise par les autorités américaines et a témoigné plusieurs fois sous serment de ce voyage à Dallas: CIA Confesses to Kennedy Assassination (Témoignage de Marita Lorenz au procés E.Howard Hunt vs Liberty Lobby en 1985) "les paramilitaires de la CIA constituèrent en Floride une armée secrète d'environ 5000 agents, exilés cubains, mafiosi, militants d'extrême droite. Cette armée de l'ombre contrevenait non seulement au statut même de la CIA, qui lui interdisait toute opération sur le territopire des états-unis, mais surtout aux dispositions sur les stupéfiants et les armes à feu [...] chaque action était menée de telle sorte que l'on pouvait toujours trouver un démenti plausible. Même les dirigeants les plus importants de la CIA n'entendirent, pour la plupart, que de vagues rumeurs sur cette armée clandestine, échappant aux structures normales de leurs services." Si le meurtre de JFK était le fait d'un complot, seuls certains membres de la CIA avaient l'envergure de le commanditer C'est une affirmation gratuite et sans fondement que d'affirmer que la CIA ait machiné, d'une façon ou de l'autre, l'assassinat de John F. Kennedy... Encore tout FAUX, Méchant Bobo : Marita a divorcé pour la dernière fois en 1985 et ne s'est plus remariée depuis... Mais que voulez-vous, c'est rapé: elle ne rêve plus que de Fidel ! ;-) Ceci-dit, soyez heureux, je vais vous laisser tranquille car je pars quelques jours en vacances... 8-) Deux articles intéressants, signés de Peter Dale Scott, en rapport à une possible implication de la CIA dans l'assassinat de JFK : The Kennedy-CIA divergence over Cuba et surtout The CIA, the Drug Traffic, and Oswald in Mexico Bonnes vacances quand même! Marita a divorcé pour la dernière fois en 1985 et ne s'est plus remariée depuis... Mais que voulez-vous, c'est rapé: elle ne rêve plus que de Fidel ! Alors quoi? Elle vous intéresse la vieille Marita? :-D |
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