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Secret Service16 messages Dans la limousine présidentielle, les réactions de Bill Greer et Roy Kellerman sont plutôt surprenantes. Au minimum, ils sont totalement à la ramasse (donc incompétents) mais le geste de Greer qui tourne la tête et ralentit le véhicule jusqu’à l’arrêter quasiment face au Grassy Knoll (film de Zapruder) laisse planer de sérieux doutes sur une éventuelle complicité. Bref, que sont devenus ces deux agent par la suite? Ont-ils été limogés ou mutés? Dans le même ordre d’idée, quelles ont été les sanctions à l’intérieur du Secret Service après cet événement et une réorganisation totale de la sécurité présidentielle a-t-elle été ordonnée ? Le Secret Service ne s'appuie-il pas sur les services de renseignements de l'armée pour s'assurer du bon déroulement d'un défilé ?(commentaire de Mr X, dans le film d'Oliver Stone, concernant les responsabilités de son département sur la sécurité présidentielle à Dallas.) Faut-il le répéter encore une fois, le scénario de JFK est une fiction qui s'inspire de trois ouvrages: 1º "On the Trail of the Assassins" de Jim Garrison, 2º "Crossfire" de Jim Marrs, et 3º "Secret Team" de L. Fletcher Prouty. L'armée américaine n'a jamais eu pour tâche d'assurer la sécurité présidentielle, sauf pendant une brève période durant la guerre de Sécession... alors que l'ennemi était aux portes de Washington... Exact. Greer avait 54 ans, Kellerman 48 : pas vieux biologiquement parlant, mais des vieillards compte tenu de leur mission. Une tradition particulièrement étrange du Secret Service voulait que les agents les plus âgés soient les plus proches positionnés du Président. Par ailleurs, le temps de travail des agents était éprouvant : près de 50 à 80 heures supplémentaires en moyenne par mois. Une phrase en forme de constat désabusé revenait souvent chez eux : "A 40 ans, nous sommes déjà des vieux." Ajoutons à cela qu'il n'y avait pas encore chez le Secret Service de procédure destinée à tester les réflexes de chaque agent. Source : William Manchester, "Mort d'un Président", Robert Laffont, 1967, p. 51. Après l'assassinat, les règles de protection ont subi une évolution notable. Le Président a beaucoup moins eu son mot à dire en matière de garde rapprochée. Les moyens du SS se sont amplifiés, la formation des agents a été plus poussée. Pour ce qui est des agents du SS présents sur Dealey Plaza, ils ont écopé, si mes souvenirs sont justes, d'un blâme et de quelques engueulades. Clint Hill et Rufus Youngblood ont été décorés. A noter que Greer, accusé (pour moué, sur la base d'un dossier insuffisant) de faire partir du complot, a estimé qu'une conspiration avait descendu son ancien patron... A méditer... Après le 22 novembre 63, SS 100X sera conduite dans un atelier de Cincinnati pour être recarrossée, blindée et remotorisée. La version transformée de la Lincoln 61 est aujourd'hui exposée au musée Ford près de Détroit (Michigan). La dernière limousine, celle de Bill Clinton, a coûté $3 millions US. Elle est à l'épreuve des balles, des bombes, et des attaques bactériologiques et chimiques... Tiens-toi le pour dit Ben Laden ! Le Secret Service n'a-t-il jamais fait appel aux services de renseignements de l'armée pour être épaulé dans des villes de la taille de Dallas où les tensions et les menaces vis à vis du président était réelle. Avant son voyage au Texas, déjà le 24 Octobre, soit un mois avant, l'ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU, Adlaï Stevenson s'était fait molesté lors de son passage à Dallas. Je crois qu'Earl Warren fut lui aussi pris à parti mais je ne sais plus quand. Je ne dis pas que l'armée américaine a pour tâche d'assurer la sécurité présidentielle. Mais ne peut-elle pas prêter main forte au Secret Service pour des visites de grande ville ou de villes à caractères violentes ? Même s'ils tous deux trop agés pour le Secret Service, ils ne sont pas les seuls responsables de la lamentable prestation de l'ensemble du Secret Service. Les agents actifs présent dans le cortège présidentiel ce 22 novembre aurait tous, sans exception, dû être renvoyé pour non respect du réglement intérieur, manquement grave à leur tache. Voilà pourquoi: Dans la nuit qui précéda l'arrivée à Dallas, neuf des gardes du corps présidentiels étaient en bordée dans les bars et les boîtes de Fort Worth, à l'insu de leur chef. Quatre d'entre eux devaient prendre place dans la voiture suivant immédiatemet celle du Président. Leur vivacité et leur vigilance étaient essentielles pour sa sécurité. Plus tard, ces aimables fêtards furent rejoints par 3 membres de l'équipe de garde officiellement chargée de surveiller à cet instant même la porte du président. (Dominique Venner, l'assassin du président Kennedy, page 30) Pendant que Kennedy dormait, neuf des membres de la Maison Blanche en mission, parmi lesquels 4 agents dont le travail consistait à protéger le Président, sortirent en ville et le dernier ne revint qu'à 5 heures du matin. Ils furent rejoints à certains moments par 3 agents, qui étaient de service cette nuit et qui auraient dû garder la porte du Président. Même l'officier de service, le général Godfrey McHugh, fit un saut d'une demi-heure chez des amis vers minuit. (Mattew Smith, le second complot, Chapt 2, page13) Au Texas, la sécurité n'a pas eu à se faire de souci. Les agents du Secret Service, chargés de la préparation du voyage et présents sur place le 21 novemnre, se sont même payé, à l'insu de leurs supérieurs, une sortie nocturne bien arrosée et agrémentée de la présence de jolies filles, dans une boîte de nuit de Fort Worth, le CELLAR DOOR. (Des enquêteurs ont établi que certaines des jeunes femmes présentes venaient de Dallas et travaillaient habituellement au CAROUSEL CLUB, tenu par JACK RUBY, ami du patron du Cellar Door. Une dizaine d'agents du Secret Service étaient présents dans le night-club dans la nuit du 21 au 22 novembre, jusqu'aux environs de 7 heures du matin. La Commission Warren exonéra les agents, au motif qu'il avait bu que de la bière (ce qui, de toute façon, est contraire au réglement intérieur du Secret Service). Des journalistes présents à Dallas purent témoigner que bien que ne possédant pas de license pour le faire, le patron du Cellar Door servait fréquemment des alcools forts aux noctambules. (Thierry Lentz, Enquêtes sur l'assassinat d'un président, page 17) Et ils ont la responsabilité de protéger le président des Etats-Unis. Tout se passe comme prévu... Je ne dis pas que l'armée américaine a pour tâche d'assurer la sécurité présidentielle. Mais ne peut-elle pas prêter main forte au Secret Service pour des visites de grande ville ou de villes à caractères violentes ? Une unité des renseignements militaires se trouvait bel et bien à Dallas. Le Colonel Jones, officier des Opérations du 112e Military Intelligence Group, a lui-même confirmé devant le HSCA qu'une escouade de 8 à 12 hommes avait été envoyée au Texas pour couvrir le Président : "We provided a small force — I do not recall how many, but I would estimate between 8 and 12 — during the President's visit to San Antonio, Texas; and then the following day, on his visit to Dallas, the regions also provided additional people to assist, that is additional people from Region 2." (in Hearings Before the Subcommittee on the Assassination of John F. Kennedy of the Select Committee on Assassinations, House of Representatives, Executive Session, Washington, DC., April 20, 1978, p. 1-14) Cela dit, la seule confirmation de ce fait ne provient pas, à ma connaissance, des archives militaires, mais de cette déposition devant le HSCA. Cependant, lorsque Fletcher Prouty rapporte que le 112e MIG a reçu l'ordre de rester consigné ce jour là dans ses quartiers, il n'avance pas non plus la moindre preuve en ce sens, sinon sa réputation. Or, le gars prétend que Churchill a empoisonné Roosevelt... La question du rôle joué par le 112e MIG ce jour là reste dès lors en suspens. Pour une ville aussi hostile que Dallas, dont le président avait été mis en garde par plusieurs personnes, le Secret Service aurait du regarder ce qui arriva au Général De Gaulle. En voici un résumé: Le président de la république française, lui, avait déjà été l'objet d'un attentat assez semblable en 1961, en se rendant par la route à sa résidence de Colombey. Il y aut au moins 6 tentatives, du même genre, toute l'oeuvre d'officiers et de soldats de l'armée française - l'armée dont jadis De Gaulle avait été le chef suprême. L'atmosphère dans laquelle baignait le chef de l'Etat était de violence permanente; aussi, quand le 22 août 1962, on apprit que le général De Gaulle avait essuyé des rafales de fusil-mitrailleur, que son véhicule comptait 12 impacts de balles, et que l'une d'elles n'avaient raté sa tête que de quelques centimètres, la suprise fut-elle loin d'être complète. Quelques mois avant l'assassinat de JFK, au Petit-Clamart, le chauffeur du général De Gaulle avait immédiatement réagi et écrasé l'accélérateur de la "DS" présidentielle cible des tueurs de l'OAS. Ce faisant, il avait sans doute contribué au miracle qui avaitvu le président français sortir intact de la souricière tendue sur la route de Villacoublay. Le Secret Service aurait pu prendre exemple... |
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